Butterfly (épilogue)

Butterfly

(épilogue)

 

Nous écoutons parfois sans comprendre

Du moment que la mélodie soit tendre

Dans la musique et ses méandres

Peu importe ce que les paroles essaient de nous vendre

Les projecteurs, partout, cachent les cendres

Avec nos rires, nos idées, nos désirs à apprendre

 

S'il vous vient l'idée de me traduire

N'oubliez pas de tout relire

Les préjugés il faut les fuir

Et les mensonges les détruire

Du courage pour éviter le pire,

Du bonheur pour l'avenir

85 %

 85 %

Aucune stratégie je ne savais même pas que je jouais le jeu
J'ai toutes les cartes en mains mais j'y crois si peu
Difficile de déchiffrer l'objectif derrière tes yeux bleus
Un sept et un deux dépareillés je me crois chanceux

Méthodiquement tu maîtrises le temps qui passe
À chaque minute qui s'écoule mes certitudes s'éfacent
La stratégie est étudiée pour limiter la casse
Dernière seconde tu relances et j'essaie de garder la face

La température monte dans la pièce
Et dans le même temps arrive le stress
Les gouttes coulent le long des verres avec finesse
Dehors la neige fond déjà à toute vitesse

Autour de nous beaucoup de monde
Mais je ne vois plus que ton ombre
Tu esquisses un sourire et je succombe
Pas prêt je suis en train de creuser ma tombe

Ils observent ce jeu de dupes de loin
En rigolent s'amusent et comptent les points
Ils ont déjà compris ce que prévoyait le destin
Il jouait depuis le début caché dans un coin

Dernière carte abbatue
La musique s'est tue
Les verres sont bus
Tapis rien ne va plus

85 % de chances que l'on gagne tous les deux

Winter drill

Winter drill

Encore une soirée à répéter les mêmes actions
Encore une soirée à oublier le passé et ma raison

Toujours les mêmes histoires répétées dans le noir 
Toujours les mêmes soupirs poussés au bout du couloir

Encore une soirée où rien ne va se passer entre nous
Encore une soirée à passer notre temps à parler de vous 

Même l'alcool ne permet plus d'y croire
Mais pourtant je continue à vouloir te voir

Comme le loup je me sens mal aimé
Éviter sans jamais avoir essayé 

Je ne pourrais jamais changer le passé
Mais je me battrai pour ne pas le regretter 

Et si le loup était la réponse la solution
Et si c'était l'antidote à ton poison

Le choc qui fait réagir comme une insulte du pape
Comme une lettre à Élise dans un morceau de rap

Il va falloir montrer sûrement les crocs
Comme Jo je n'en ferai jamais trop

Apprivoiser son obsédant côté sauvage
Puis enfin canaliser toute ma rage

Sous la pleine lune d'un soir d'hiver 

Bubble

Bubble

Entre deux bulles tu parles de lui
Mais j'ai beau regarder il n'est pas ici

Une belle histoire celle de votre folle nuit
Le bruit le désir et la passion qui vous réunit

Ton regard intense qui déchire le bruit
Et entre deux bulles je te regarde aussi

La musique profonde couvre tes mots fortuit
Et les lumières mon regard qui fuit

Une autre bulle une autre histoire
Et nous qui plongeons dans le noir

Au bout du couloir l'ombre s’évanouit
Et le sol tremble sous le bruit

Entre deux bulles tu parles de lui
Mais c'est avec moi que tu danses ici

Dépasser la ligne c'est interdit
Il semble pourtant que l’on en ait envie



Relativité générale

Relativité générale

Il est si facile de comprendre la relativité générale
Ressentir cette force qui parfois vous avale

Une attraction plus forte que tout ce que vous connaissez
Une énergie qui régit tous les éléments de notre réalité

La gravité vous maintient inexorablement les pieds sur terre
Mais d’autres forces vous portent dans les nuages vers la lumière

De temps à autre un objet va se déplacer
Et l’espace-temps en vient à se déformer

Alors une bulle temporelle va s’ouvrir
Et avec elle les limites qu’on va franchir

Durant un instant ses courbes sont dévoilées
Juste un instant pouvoir les admirer

Le temps s’écoule comme une goutte
Plus aucun bruit ni aucun doute

Juste l’impression qu’on flotte pendant des heures
Le monde réel disparaît derrière cet écran de vapeur

Entre deux montagnes dans les bois
On voit briller une nova

On aura beau tout essayer
Impossible de contrer l’attirance de la gravité

L’espace se contracte encore
Aucun massage n’en calme le corps

Près de mon étoile le temps s’étire je l’ai vu
Seule la vodka reste « Absolut »




Laisser faire

Laisser faire

Laisser faire le temps
Laisser faire les gens
Laisser faire le vent

Arrêter de lutter
Arrêter de rêver
Arrêter de persévérer

S'il suffit de faire semblant
S'il faut juste se forcer à sourire
S'il reste encore un semblant de sentiment

Mais combien de temps ?
Mais combien de gens ?
Mais combien de plans ?

Dans tous vos conseils il faut laisser faire
Dans tous vos conseils on doit abandonner
Dans tous vos conseils aucun bon conseil

Je dois encore inventer un alphabet
Avoir assez de lettres pour nommer mes projets
Repousser les limites de l'abstrait


Est-ce qu'on s'en fou si c'est pas vrai ?




Darkside

Darkside

Le visage tiré marqué par la sonnerie du réveil agressé
par une trop courte nuit au bout du lit
Encore une nuit passée à regarder le plafond blanc
Dans son regard on peut voir la marque du temps
Étouffé par la chaleur caniculaire d’un mois de juillet
Oppressé par l’agitation des passants et de leur ballet
Figé dans mes pensées trop d’actes manqués
Je ne sais pas pourquoi tous les matins sont si compliqués
Et ce soir il va encore falloir veiller dans le noir
Comme Emmanuel quoi qu’il en coûte à coups de pelle
Concentré comme un soldat figé dans sa tranchée
Écrire des vers éphémères dignes d’Apollinaire
Accepter de regarder couler le sang des rêves brisés
Compter les kilomètres poursuivre le paraître
Faire reculer les limites laissez-moi avancer
Si je m’arrête je vais exploser
Il n’y a que les fanatiques qui arrivent à se rater
Je ne suis pas revenu pour rigoler
Pour passer du bon côté du classement
Qu’on arrête de dire que ce n’est pas le moment
À chaque mot à chaque non
À chaque verre à chaque fond
À chaque victoire à chaque réussite
C’est jamais assez pour éviter la fuite
Le macchabée le plus stylé
Le névrosé le plus futé
La discipline en overdose
Et le week-end se mettre des grandes doses
Se libérer de chaque addiction
Et retravailler ma diction
S’il faut tout essayer je le ferai
En attendant que ça fasse effet
Comme Michael j’ai pas le temps
Ça fait depuis 2003 que je t’attends